La transplantation d’organes est une procédure médicale complexe nécessitant une coordination minutieuse entre le prélèvement et la greffe. L’un des facteurs critiques de réussite repose sur la préservation adéquate des organes pendant leur transport. Pour cela, l’utilisation de glaçons ou de glace pilée reste une méthode incontournable, notamment pour maintenir une température contrôlée et éviter toute détérioration des tissus.
Le froid ralentit considérablement le métabolisme cellulaire. En plaçant l’organe dans un conteneur refroidi par de la glace (généralement entre 0 °C et 4 °C), on empêche la nécrose cellulaire due à l’absence d’oxygène. Cela prolonge la viabilité de l’organe hors du corps humain.
À basse température, les cellules consomment moins d’énergie, ce qui réduit le stress oxydatif et la dégradation cellulaire. Ce mécanisme est crucial pour éviter l'ischémie chaude (détérioration rapide à température ambiante).
Les glaçons agissent comme une barrière thermique passive, même en cas de panne d’un dispositif de réfrigération actif. Cela est particulièrement important dans les transports aériens ou terrestres où les imprévus peuvent allonger le délai de transfert.
| Organe | Durée de viabilité approximative (à 4 °C) |
|---|---|
| Cœur | 4 à 6 heures |
| Foie | 8 à 12 heures |
| Reins | Jusqu’à 36 heures |
| Poumons | 4 à 6 heures |
| Pancréas | 12 à 18 heures |
Ces durées varient selon la méthode de préservation (statique ou perfusion continue).
Ne jamais mettre l’organe directement en contact avec la glace.
→ L’organe est placé dans une solution de préservation stérile, lui-même contenu dans des sacs plastiques hermétiques, puis mis dans une glacière contenant de la glace pilée.
Utiliser de la glace stérile et propre.
→ Pour éviter toute contamination bactérienne.
Vérifier la température en continu.
→ Utilisation de capteurs thermiques ou de glacières intelligentes.
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https://www.who.int/transplantation